Sur la répression en Iran

Depuis plusieurs semaines la répression s’abat sur les manifestants Iraniens qui protestent contre leurs conditions de vie et crient leur aspiration à la liberté. La presse fait état de plus d’une dizaine de milliers de morts et de milliers de condamnations à mort.

A l’effroi concernant le sort des populations, spécialement les jeunes manifestants dont les vies sont clairement menacées, s’ajoute la menace de la chute du régime Iranien qui précipiterait le pays dans le chaos puisqu’aucune alternative politique n’a pas été préparée – sont en jeu la diffusion de l’arme atomique dans la région, le contrôle de la manne pétrolière par les Etats-Unis et les monarchies du Golfe – Les populations sont aujourd’hui livrées à la tyrannie du pouvoir : les rivalités régionales et religieuses paralysent toutes réactions politiques dans le pays. La réponse violente aux demandes d’une population pacifique constitue non seulement une manifestation inacceptable mais traduit encore la grande faiblesse et la peur, la démesure de la répression en est le miroir.

En tant que mouvement pour la paix, Pax Christi rappelle fermement son soutien à la démocratie et condamne le massacre de civils. Le rôle d’un Etat doit être d’assurer le bien commun des populations dont il a la charge.

Pax Christi exprime sa totale solidarité avec les populations et soutient les mouvements démocratiques de la diaspora iranienne, notamment les mouvements de promotion des droits des femmes qui ouvrent des voies pour la société iranienne. (Voir le mouvement Femme, Vie, Liberté)

Pax Christi appelle les Etats à rappeler fermement les principes éthiques qui fondent le gouvernement des populations (Cf : Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ONU, 1966). Il soutient toute action non-violente permettant la libre expression des opinions

Capture d’écran TF1 25 janvier 2026

dans le cadre du respect absolu des droits humains et en particulier du droit des femmes (Cf : Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, CEDAW, ONU, 1979).

Pax Christi attend que les instances européennes et l’ONU montent qu’elles prennent au sérieux la question du respect des libertés fondamentales promulguées dans le pacte international sur les droits civils et politiques du 16 décembre 1966 en Iran et plus particulièrement de la liberté d’expression d’opinions démocratiques.

 Nous vous invitons à joindre vos voix à la pétition d’Amnesty International : https://www.amnesty.org/fr/petition/end-protest-massacres-in-iran/

Commission Droits de l’homme de Pax Christi