Qui sommes-nous
L’appel
Dès sa fondation, Pax Christi a fait du rapprochement franco-allemand un pilier fondamental de son engagement pour la paix. La mémoire collective du mouvement fait de cette réconciliation un exemple emblématique de son action et de son influence dans la résolution pacifique des conflits nationaux et internationaux.
La réconciliation, un modèle pour les peuples
Dès la fin de la guerre, le rapprochement franco-allemand a été concrétisé par des rencontres bilatérales, des jumelages entre paroisses françaises et allemandes, des marches et des pèlerinages dans des lieux symboliques comme Lourdes et Maria Laach.
Ces initiatives ont permis de restaurer la confiance et de favoriser un dialogue authentique entre les deux peuples. Dès 1952, la section allemande de Pax Christi s’inspire de cette dynamique pour engager un rapprochement similaire avec la Pologne, posant ainsi les bases d’un processus de réconciliation à l’échelle européenne, puis proposé au niveau mondial.
Un apport pour l’Église
Au fil du temps, avec l’apport de ses membres théologiens, penseurs, personnes engagées dans la société et militants, Pax Christi s’est positionné en novateur par rapport à la vision classique de la paix :
la paix ne saurait être réduite à l’absence de conflits, mais doit être envisagée comme un processus transformateur, intégrant la justice sociale, le respect des droits humains et la défense de la Création.
Ainsi, Pax Christi a largement contribué à l’évolution de la pensée catholique, en introduisant une théologie de la paix qui invite à un engagement pour la justice mondiale, à travers le soutien aux pays en développement ou en conflits, et une transformation sociale fondée sur la justice et le respect de la dignité humaine et de la Création.

Mgr Théas
Mgr Théas, la réconciliation au cœur
Pierre-Marie Théas (1893-1977), évêque de Montauban pendant la Seconde Guerre mondiale, avait protesté publiquement contre les mesures antisémites du gouvernement de Vichy.
Le 26 août 1942, le gouvernement avait lancé des rafles à Montauban et dans le département de Tarn-et-Garonne. L’évêque publie alors une lettre « sur le respect de la personne humaine » qu’il fait lire à la messe du 30 août 1942 dans les églises de Montauban. Il prend aussi plusieurs fois position contre le STO (Service du travail obligatoire), les arrestations arbitraires et pour la lutte contre les nazis. À partir de cette période, il organise dans son diocèse la protection et la fuite des Juifs et des personnes recherchées. Son engagement dans le secours des Juifs lui vaudra d’être déclaré Juste parmi les nations en 1969.
Il est arrêté par la Gestapo le 9 juin 1944 et détenu à la prison de Montauban, puis de Toulouse, et finalement interné au camp de Royalieu à Compiègne. Au cœur de sa captivité, il prêche déjà pour la réconciliation en encourageant son entourage à prier pour les gardiens de prison et célèbre l’Eucharistie pour l’Allemagne.
On comprend pourquoi il apporte son soutien à Marthe Dortel-Claudot lors qu’elle lui parle de son groupe de prière la « Croisade de prière » pour l’Allemagne. Il s’y engage en devenant le premier président de Pax Christi en mars 1945.
En 1947, il est nommé évêque de Tarbes-Lourdes et sera à l’origine de la construction de la basilique souterraine Saint-Pie-X.

Le reliquaire de Ste Hildegarde et St Bernard porté en procession
Un autel « de la réconciliation des peuples »
Dans la basilique, derrière le siège de la présidence, Mgr Théas a souhaité que soit érigé un autel « de la réconciliation des peuples » dans la « chapelle Pax Christi ».
Sous cet autel sont présentées à la vénération des reliques de saint Jean-Paul II (un morceau de la soutane qu’il portait lors de l’attentat dont il a été victime en 1981), et de saint Pie X (dit le pape de l’Eucharistie) et un reliquaire offert par Pax Christi Allemagne en 1965, recelant des reliques de saint Bernard de Clairvaux et de sainte Hildegarde de Bingen, en signe de réconciliation entre les peuples allemand et français.
Marche aux sources de la paix à Lourdes
Pax Christi, qui tient encore une permanence d’accueil à Lourdes, propose une « Marche aux sources de la paix » dans le sanctuaire afin de méditer et de prier pour la paix en pèlerinant entre cinq lieux symboliques, tels qu’une statue de Notre-Dame des Douleurs (offrande faite par le peuple hongrois en mémoire de la répression sanglante russe de 1956) ou un bas-relief érigé en 1997 pour le 52e anniversaire de Pax Christi.
Retrouvez l’ensemble des textes, méditations et chants de la marche, avec le plan des différentes étapes en téléchargeant le livret
La marche est entièrement accessible aux fauteuils et brancards, la distance du parcours proposée fait 1 km. Compter environ une heure en suivant le livret.
