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Journée mondiale de la paix

La Journée mondiale de la paix est célébrée le 1er janvier, elle est accompagnée chaque année d’un message du Pape

Les messages du pape

Message pour le 1er janvier 2026 :« La paix soit avec vous tous vers une paix désarmée et désarmante »

Résumé du message :

« La paix soit avec vous tous »

La paix n’est pas un simple vœu, mais une réalité offerte par le Christ ressuscité et qui transforme. Elle est à la fois humble et persévérante, capable de surmonter la violence et d’éclairer l’intelligence. Les successeurs des Apôtres, dont le pape, en sont les messagers quotidiens.

La paix du Christ ressuscité

Le Christ, en vainquant la mort, a abattu les murs de séparation entre les humains. Sa paix est une présence active, visible à travers les témoins qui, même dans l’obscurité des temps, résistent aux ténèbres. Croire en cette paix est essentiel pour ne pas sombrer dans le désespoir. Elle est une lumière qui dilate l’intelligence et surmonte la violence.

Une paix désarmée

La paix de Jésus est désarmée : elle refuse la violence, même face à l’injustice. Les chrétiens sont appelés à en témoigner, en se souvenant de leurs propres complicités passées avec la violence. La paix n’est pas un idéal lointain, mais une réalité à vivre au quotidien. La course aux armements et la peur mutuelle sont des pièges qui éloignent de la vraie paix.

Une paix désarmante

La paix est désarmante par sa bonté et sa fragilité, comme celle d’un enfant. Elle exige un désarmement intégral, à la fois matériel et spirituel. Les religions et les croyants doivent promouvoir le dialogue, la justice et le pardon, et refuser toute instrumentalisation de la foi pour justifier la violence. La diplomatie, la médiation et le droit international sont des outils essentiels pour construire une paix durable.

Conclusion : Un appel à l’action

La paix n’est pas une utopie, mais un chemin concret, à construire par la coopération, la justice et la confiance mutuelle. Chaque individu, communauté et nation est invité à devenir artisan de paix, en désarmant son cœur et en refusant la logique de la peur et de la domination.

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Message pour le 1er janvier 2025 :« Remets-nous nos dettes, donne-nous la paix »

Un message en quatres parties :

  • I. À l’écoute du cri de l’humanité menacée
  • II. Un changement culturel : nous sommes tous redevables
  • III. Un chemin d’espérance : trois actions possibles
  • IV. L’objectif de la paix

Naissance de la Journée mondiale de la paix

Si les papes ont tous plaidé avec vigueur pour la paix, il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour que leurs propos sur la paix s’expriment par de nouveaux canaux et trouvent une résonance auprès des gouvernants.

A la suite des traumatismes vé­cus lors de la deuxième guerre mondiale, la paix s’impose comme une urgence face aux ravages des conflits. Cette urgence de paix s’incarne dans l’avè­nement d’un nouvel ordre mondial fondé sur des structures inter­nationales créées pour prévenir les conflits ar­més, et en premier lieu sur l’Organisation des Nations Unies (ONU). Au cœur de ce nouvel ordre mondial, l’Église catholique, dont les alertes sur les dangers des conflits avaient été peu écoutées jusqu’alors par les gou­vernants, entend faire porter sa voix en faveur d’une paix durable et réelle.

Cette volonté s’inscrit dans la nou­velle vision du rapport de l’Église au monde contemporain portée par le Concile Vatican II. Le pape Jean XXII publie, pendant le Concile, son ency­clique Pacem in Terris dans laquelle il souligne que la guerre est une me­nace terrible pour l’humanité et ap­pelle au désarmement. Même si l’en­cyclique s’adresse aux catholiques, le Pape n’hésite pas à « adjurer tous les hommes, et surtout les gouvernants, de n’épargner aucun effort pour im­primer aux événements un cours conforme à la raison et à l’humanité ».

Cette œuvre de transformation du rap­port de l’Église au monde est poursui­vie par Paul VI. Pendant que les pères conciliaires préparent la Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gen­tium, le pape Paul VI, lui, publie son en­cyclique Ecclesiam suam dans laquelle il donne une place importante au dialogue avec le monde contemporain et en dé­finit le cadre général. La constitution Lumen gentium ouvre encore plus l’Église aux réalités spirituelles et religieuses du monde contempo­rain en la positionnant pleinement dedans.

Les voyages du pape Paul VI hors du Vatican expriment aussi cette ambition. Son voyage le 4 octobre 1965 a par­ticulièrement marqué l’Église et le monde contemporain, son dis­cours à la tribune de l’ONU est un vibrant appel à la paix et à ne plus jamais connaître la guerre, mais aussi un appel à donner à l’ONU et aux institutions internationales, les moyens d’empêcher et de résoudre les conflits armés.

L’aboutissement de ce positionne­ment international en faveur de la paix est la publication le 8 décembre 1967, d’un message « à tous les hommes de bonne volonté pour les exhorter à cé­lébrer la « Journée de la Paix », dans le monde entier, le premier jour de l’an­née civile, 1er janvier 1968. Notre désir serait qu’ensuite, chaque année, cette célébration se répétât, comme un sou­hait et une promesse, à l’ouverture du calendrier qui mesure et décrit le che­min de la vie humaine dans le temps. Nous voudrions voir la paix, avec son juste et bienfaisant équilibre, dominer le déroulement de l’histoire à venir. Nous pensons que cette proposition interprète les aspirations des peuples, de leurs Gouvernants, des Organisa­tions internationales qui s’emploient à conserver la paix dans le monde, des Institutions religieuses, qui ont tant d’intérêt à voir la paix sauvegardée … » Plus de quinze ans après la première Journée mondiale de la paix portée par Pax Christi, le pape Paul VI institutionnalise ce rendez-vous qui est accompagné chaque année, d’un message pour le 1er janvier.

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