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Parcours de l’Avent 2026 : Dieu vient au milieu de nous

Le temps de l’Avent est un temps d’approfondissement spirituel pour nous préparer à accueillir d’une manière toujours plus intime Jésus; à l’accueillir en nous, mais aussi dans le monde auquel nous sommes appelés à annoncer la paix de Dieu, par nos actions et par notre présence et par notre prière.

Avant de quitter ses disciples, il leur dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ». Cette paix est le signe d’une nouvelle alliance et de cette incroyable proximité avec un Dieu qui se fait petit enfant et montre son infinie tendresse.
Du 1er dimanche de l’Avent au 1er janvier, Journée mondiale de la paix, suivons pas à pas le chemin qui nous conduit vers la vraie paix, grâce à
la prière, au discernement, à l’amour et à l’action.
C’est le temps de la paix ! Le temps de faire la paix…


Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. ( Lc 1, 38 )

Étant arrivés à la lisière du temps de l’Avent, nous nous devons de faire un bilan de notre préparation à la grande fête de Noël. Si nous jugeons que notre préparation nécessite quelques ajustements de convenance, cela est encore possible. Pour celles et ceux qui souhaitent mettre à profit ces quelques jours, l’Évangile du quatrième dimanche de l’Avent peuvent les aider. Comme nous le savons, la naissance du Fils de Dieu est un grand moment de l’histoire humaine. Cet avènement changea le cours de l’existence humaine. De portée hautement universelle, 2000 ans après, la naissance du Fils de Dieu fascine et captive toujours.

Les textes liturgiques soulignent un fait : la longue préparation de cet avènement. Dieu qui est Maître du temps et de l’histoire a pris son temps pour réaliser sa promesse : le don de son Fils au monde. Il a fallu près d’un millénaire pour que la promesse faite à David se concrétise. Dieu n’est jamais pressé : Il sait prendre son temps. Il a pris son temps pour façonner un corps digne de recevoir son Fils : la Vierge Marie. Marie est l’aboutissement d’une longue préparation. Par son canal, le Fils de Dieu devait dresser sa Tente au cœur du monde. Marie, la femme la plus sainte et la plus célèbre du monde, serait le premier Tabernacle qui porterait le Fils de Dieu.

Pour mieux comprendre le rôle de Marie dans l’histoire du salut, nous devons lire et relire le texte de l’Évangile. De même qu’un fleuve achève sa course dans la mer, de même, l’Évangile qui s’apparente à un océan reçoit la première et la deuxième lecture. L’Évangile fait écho aux deux lectures. Il convient de s’y attarder plus longuement. La méditation de cet Évangile peut se faire de deux façons. La première façon met en avant la passivité du chrétien. Bien qu’il soit entré dans l’intimité de Marie par le moyen du récit de l’Annonciation, il est simple spectateur du dialogue entre la Vierge de Nazareth et l’envoyé de Dieu. Il est certes émerveillé par la profondeur de l’échange, mais il se tient à distance. Cette distance lui permet de mieux percevoir la façon dont l’Archange Gabriel s’adresse à la jeune fille du nom de Marie. Il l’invite tout d’abord à se réjouir parce qu’elle a trouvé grâce auprès de Dieu. Mais percevant sa frayeur, Il prend le temps de la rassurer. Dans un second temps, l’Archange lui fait part de la raison de sa présence, de sa visite inopinée, à savoir qu’elle concevrait, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Marie est d’abord surprise par l’annonce de l’Archange. Elle avait formé le vœu de préserver sa virginité. Mais l’Archange s’empressa de la rassurer. Il Lui signifia qu’elle serait la Mère du Fils de Dieu par l’effusion du Saint-Esprit. Le plan de Dieu avait pris en compte son choix de vivre dans la chasteté. Sachant que son vœu préexisterait malgré la conception virginale du Fils de Dieu, Marie n’hésitera pas à dire « oui » au projet de Dieu : « Je suis la servante du Seigneur que tout advienne selon ta parole. » Depuis lors, son « Fiat » retentit dans le cœur des hommes et des femmes qui ont choisi de marcher à la suite du Christ.

La seconde façon de méditer l’Évangile nécessite qu’on soit au premier plan. Cette seconde façon est la conséquence de la première. Elles sont liées. Après avoir décrypté toutes les saveurs du texte et tous les enseignements sur les grâces et la beauté de la Vierge Marie, il s’agit de se mettre à son école. Il s’agit de l’imiter. Certes, nous n’atteindrons jamais ses prouesses, mais nous pouvons cependant tendre vers elles. Avec l’aide de Marie, nous pouvons revivre l’expérience de l’Annonciation, mais dans une perspective spirituelle. L’Annonciation faite à Marie est une préfiguration de toutes les visites de Dieu dans nos vies. Ce qu’il a fait pour Marie, Dieu le fait à un degré moindre pour tant d’hommes et de femmes, depuis plus de 2000 ans. A quelques jours de la commémoration de la naissance de son Fils, Il envoie son ange chez nous. Celui-ci est chargé de nous communiquer une Bonne Nouvelle : l’Évangile de la paix. Il nous invitera à nous réjouir dans le Seigneur car nos clameurs ont été entendues. Aucune détresse humaine n’échappe à Dieu. Et puisque rien ne lui est impossible, Il exaucera chacun de nos vœux : le désir d’un enfant, la guérison d’un proche, la paix dans son couple, la rencontre de l’âme sœur, le retour d’un fils ou d’une fille, l’équilibre des finances, le succès dans les études, l’obtention d’un emploi, la concentration pendant les temps de prière, la grâce du pardon donné et reçu, la guérison des blessures intérieures… Tout est possible pour qui espère en Dieu.

Quelle que soit la façon d’aborder l’Évangile du jour, une seule chose paraît essentielle : prendre Marie chez soi. Sa présence est triplement avantageuse. Elle peut nous apprendre la persévérance dans la foi et la confiance aux heures sombres de la vie. Elle peut nous apprendre à accueillir et à répondre à la volonté de Dieu. Enfin, elle peut nous apprendre à porter et à donner son Fils au monde ainsi qu’aux personnes qui croisent nos routes.

Seigneur, donne-nous de saisir que Ta Mère est un phare qui oriente la barque-Église durant sa traversée vers l’autre rive ! Aide-nous à avoir la certitude que malgré la noirceur de la nuit et les vents contraires, Marie, notre Dame de la paix, est un repère fiable. En suivant attentivement les scintillements qu’Elle émet depuis la rive de Dieu, la Barque-Église est sûre d’accoster pour le plus grand bonheur de ses passagers. Ainsi soit-il !

✝ Nicodème Attoubou, docteur en théologie

Célébrant : Frères et sœurs, à quelques jours de Noël, l’ange attend la réponse de Marie : « Voici la servante du Seigneur. » En ce dernier dimanche de l’Avent, à l’école de celle qui a su discerner la volonté de Dieu sans se tromper, prions pour l’Église, le monde et tous nos frères et sœurs.

Seigneur, nous te prions pour l’Eglise, pour tous les baptisés et tous les chrétiens : comme Marie à Nazareth, qu’ils accueillent les projets de Dieu sans craindre de les laisser déranger leurs propres projets. Que l’Esprit Saint, qui a couvert Marie de son ombre nous éclaire, suscite des vocations généreuses et conduise les chrétiens vers l’unité parfaite.

Dieu de l’histoire, nous te confions les responsables des nations et les gouvernants : qu’au lieu de bâtir pour leur seule gloire, comme David songeant à son palais (2 S 7), ils cherchent ce que Dieu veut bâtir pour les peuples : la justice, la dignité, la paix. Que ton amour, chanté sans fin par le psalmiste, s’étende sur les pays en guerre et en crise, et que les artisans de paix apprennent de Marie à dire « oui » au service du bien commun.

Père très bon, regarde les malades, les laissés pour compte, les personnes qui cherchent du travail et celle qui sont seules ou endeuillées : Marie, elle aussi, a connu l’inquiétude et les questions sans réponse. Qu’elle marche auprès de ceux qui doutent, qui hésitent, qui ne savent plus quel chemin prendre ; que le mystère de la Nativité du Seigneur devienne pour eux une lumière.

Seigneur, nous te prions pour notre paroisse te notre quartier : que la Vierge Marie nous guide chacun de ses membres dans ses choix, ses relations, ses engagements, non pas selon ses seules certitudes, mais selon ta Parole écoutée et méditée comme elle l’a fait. Pour les familles dans l’épreuve ou endeuillées, pour ceux qui se préparent aux sacrements : que chacun, comme Marie, trouve dans la prière la force de dire : « Que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Célébrant : Dieu tout-puissant, à l’approche de Noël, mets en nos cœurs la disponibilité de Marie : qu’elle nous guide, elle qui n’a jamais douté de ta promesse. Permet que nous nous mettions à son écoute et au service de ton Fils qui vient. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Le geste de paix de la semaine : Faire une place pour accueillir

Marie dit « oui » à un projet qu’elle n’a pas choisi, à un chemin qui déroute tous ses plans. Elle était fiancée, la voilà enceinte !! Elle ne comprend pas tout, et pourtant elle accueille. Elle accepte que sa vie devienne plus grande que son imaginaire.
Et nous ? Sommes-nous prêts à laisser Dieu bousculer nos certitudes pour nous proposer d’entrer sur des chemins que nous ne maîtrisons pas ? En acceptant de nous décentrer, d’accuillir l’imprévu, l’inattendu de Dieu, nous vivrons des choses plus grandes que nous, nous serons aux affaires du Seigneur.

Prière pour notre semaine : Notre Dame du Oui

Notre Dame qui par votre Oui
avez changé la face du monde,
prenez en pitié ceux qui veulent dire Oui pour toujours.
Vous qui savez à quel prix ce mot s’achète et se tient,
apprenez-nous à le dire comme vous,
dans l’humilité, la pauvreté, la simplicité
et l’abandon à la volonté du Père.
Faites qu’à partir d’aujourd’hui les Oui que nous dirons
ne soient pas autre chose qu’un moyen d’adhérer encore plus parfaitement
à la volonté du Père, pour notre salut et celui du monde entier.
Amen.

Attribué à St Charles de Foucauld

Un jeu à faire en famille

La paix en acte : Accueillir le plan de Dieu

En paroisse au cours d’une célébration, chacun est invité à déposer au pied de la crèche (ou d’une image de l’Annonciation) un petit caillou, symbole d’un projet, d’une idée ou d’une habitude qu’il accepte de lâcher — un geste de dessaisissement pour dire, avec Marie : « Qu’il me soit fait selon ta parole. »
En renonçant à tout maîtriser, nous ouvrons en nous l’espace où Dieu peut nous inspirer et où la paix peut naitre.

Pax Christi France - Bâtir la paix