Parcours de l’Avent 2026 : Dieu vient au milieu de nous
Le dimanche de la joie, dimanche de Gaudete, est aussi celui de la paix dans l’Eglise de France. L’une appelle l’autre. Le Christ est notre paix, il nous redonne l’espérance car la paix à gagner est déjà dans la joie libérée en ce jour nouveau qui vient.
Chaque année, des quêtes paroissiales de ce troisième dimanche de l’Avent, sont officiellement dédiées à Pax Christi. Cet élan collectif, relayé par les diocèses, permet au mouvement de financer durablement ces actions au nom de l’Église : actions d’éducation à la paix, en particulier au service des diocèses et de l’enseignement catholique, actions de plaidoyer qui ne peuvent être portées que par un mouvement national et international.
N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais discernez la valeur de toute chose : ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de toute espèce de mal. (1 Th 5, 19,22)
3ème dimanche. Discerner ce qui peut apporter la paix à nos frères et sœurs.
« Arrêtez-vous sur les routes pour faire le point, renseignez-vous sur les sentiers traditionnels. Où est la route du bonheur ? Alors suivez-la et vous trouverez où vous refaire. » (Jérémie 6)
Mais comment entrer dans une dynamique de Paix alors que notre monde connaît des mutations très rapides ? Comment discerner des chemins de paix, alors que nous vivons une interdépendance à tous niveaux dans nos sociétés ?
Oui il nous faut prier le Prince de la Paix (Isaïe 9,5) comme cela nous a été rappelé ces deux dernières semaines. Nous recevons la Paix.
Il nous faut entendre aussi la Parole de l’Église qui entend les cris du monde. Rappelons-nous les paroles du Concile Vatican II dans Gaudium et Spes (10) : « En vérité, les déséquilibres qui travaillent le monde moderne sont liés à un déséquilibre plus fondamental qui prend racine dans le cœur même de l’homme. » En priant, il nous faut avancer dans un chemin de conversion personnelle. Nous avons à prier l’Esprit Saint personnellement et ensemble afin qu’Il ouvre nos yeux.
Frères et sœurs, en notre Église, nous sentons bien que ce monde vit, comment dire, d’une façon internationale. Cela entre dans notre discernement « En outre, comme ces maux se retrouvent dans les rapports entre les nations elles-mêmes, il est absolument indispensable que, pour les vaincre ou les prévenir, et pour réprimer le déchaînement des violences, les institutions internationales développent et affermissent leur coopération et leur coordination ; et que l’on provoque sans se lasser la création d’organismes promoteurs de paix. » (G.S.83). Rappelons-nous les prises de parole des évêques de France, du Pape Léon lors de sa venue à Metz en faveur de la Paix.
Il est aussi un mot qui retentit dans les aspirations de nos sociétés, dans l’Eglise, c’est le mot dialogue. Nous sommes invités en ce temps de l’Avent et en tout temps, à entrer en dialogue, à ne pas rester enfermés sur soi, sur notre groupe de pensée, mais entrer en dialogue à tous les niveaux de la vie de notre humanité. Nous tenons à ce que nous pensons, à ce que nous faisons, mais il nous faut sans cesse nous ouvrir à l’autre, écouter l’autre, cheminer avec l’autre. C’est une expérience crucifiante, mais exaltante. Nous ne possédons pas LA Vérité, mais nous marchons ensemble dans nos diversités vers celui qui est Paix, Chemin, Vérité et Vie.
✝ Jean Marie Amiot
Prière universelle pour votre dimanche
Célébrant : Frères et sœurs, en ce dimanche de la joie, dimanche de la paix dans l’Eglise de France l’Esprit de Dieu est à l’œuvre au milieu de nous. Prions pour que l’Esprit ne s’éteigne pas dans l’Église et dans le monde, et demandons la joie et la paix.
Prions pour le Pape, les membres de l’Eglise, les consacrés et tous les baptisés : que l’Esprit Saint ne soit jamais éteint en eux par la routine, le découragement ou la tiédeur. Qu’ils soient, comme Jean-Baptiste, des témoins de la lumière, écoutant l’Esprit avant de parler, pour annoncer au monde la Bonne Nouvelle qui nous fait tressaillir de joie (Is 61).
Prions pour les responsables des nations et tous les gouvernants : que l’Esprit de Dieu éclaire leur discernement, pour qu’ils gardent ce qui est bon dans les politiques qu’ils mènent : justice, paix, solidarité, et s’éloignent de toute espèce de mal : corruption, violence, mépris des pauvres. Pour les pays en guerre et en crise : que les peuples retrouvent des raisons d’espérer, et que se lèvent des artisans de paix conduits par l’Esprit et non par la logique du monde.
Prions pour les pauvres, les prisonniers, les personnes seules ou endeuillées : que l’Esprit de Dieu, « envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération » (Is 61), ne soit pas éteint dans leur cœur. Et que notre aide fraternelle soit pour eux un signe que Dieu ne les oublie pas.
Prions pour chacun de nous et spécialement ceux qui se préparent au baptême et au mariage : comme Marie, que notre âme exulte en Dieu (Lc 1) et que nous cherchions toujours à discerner ce qui est bon dans nos habitudes, nos projets, nos relations, et nous éloigner de ce qui abîme notre âme et la vie communautaire. Que la joie du dimanche de Gaudete rayonne jusque dans notre quartier
Célébrant : Dieu qui est joie et paix, envoie sur nous ton Esprit : qu’il nous garde devant toi pour la venue de ton Fils ; qu’il nous apprenne à discerner ce qui est bon et à nous en réjouir. Qu’ainsi, comblés par ta présence, notre âme exulte en toi, maintenant et à jamais. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Des propositions pour la troisième semaine de l’Avent
Le geste de paix de la semaine : Faire une place pour accueillir
En ce temps de l’Avent, il nous est proposé de préparer non pas d’abord un décor de fête, mais un espace intérieur : s’écarter un peu du bruit, déblayer un peu de trop-plein, pour creser comme un vide en nous, le vide de l’attente, une place libre. Faire une place dans son cœur, c’est accepter qu’il ne soit pas entièrement occupé par nos soucis, nos certitudes, nos habitudes et qu’il y ait comme une crèche en nous . Car Dieu ne naît pas dans nos palais intérieurs, il naît là où nous acceptons d’être vulnérables, disponibles, ouverts.
Prière pour notre semaine : Comme une maison vide
Seigneur, je me présente devant toi comme une maison vide, une maison qui attend, une maison bien pauvre. Loué sois-tu Seigneur pour cette pauvreté ! Si mon plafond est défoncé, il peut laisser filtrer la lumière, si mes murs sont délabrés, ils peuvent laisser passer ton souffle, si ma maison est vide, elle peut t’accueillir. Seigneur, voici ma maison. Je te l’offre avec sa pauvreté, remplis-la de ta présence. Toi, le Dieu qui pardonne, tu ne dis pas : « Faites le ménage et je viendrai ! » Non, tu viens chez moi et mon désordre ne te fait pas peur. Viens Seigneur, depuis si longtemps ma maison t’attend. Elle sera toujours vide tant que tu n’y seras pas. Maranatha, viens Seigneur Jésus !
Père Georges Madore
Un jeu à faire en famille

La paix en acte : Faire de la place
Faire une place dans sa vie, aussi : dans son agenda, dans sa table, dans ses relations. Offrir un peu de notre temps à celui qui est seul, notre écoute à celui qui n’est pas entendu, notre prière à ceux qui comptent dessus, c’est déjà préparer la crèche. Chaque geste de bienveillance est comme de la paille déposée pour que Jésus puisse naître à Noël, pas seulement dans l’étable de Bethléem, mais dans la demeure de notre cœur.
Je prends du temps pour discerner ce qui m’encombre pour faire la place à quelque chose de nouveau et de bon pour moi, pour les autres.
