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Parcours de l’Avent 2026 : Dieu vient au milieu de nous

Le temps de l’Avent est un temps d’approfondissement spirituel pour nous préparer à accueillir d’une manière toujours plus intime Jésus; à l’accueillir en nous, mais aussi dans le monde auquel nous sommes appelés à annoncer la paix de Dieu, par nos actions et par notre présence et par notre prière.

Avant de quitter ses disciples, il leur dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ». Cette paix est le signe d’une nouvelle alliance et de cette incroyable proximité avec un Dieu qui se fait petit enfant et montre son infinie tendresse.
Du 1er dimanche de l’Avent au 1er janvier, Journée mondiale de la paix, suivons pas à pas le chemin qui nous conduit vers la vraie paix, grâce à
la prière, au discernement, à l’amour et à l’action.
C’est le temps de la paix ! Le temps de faire la paix…


Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. (Is 63)

Nous entrons dans l’Avent avec le prophète Isaïe qui annonce la venue du Seigneur dans la première lecture de ce dimanche. Le Seigneur vient rencontrer celui qui pratique la justice et qui se souvient de Dieu. Bonne nouvelle si j’ai le désir de Dieu. Mais est-ce que je pratique vraiment la justice ? Est-ce que je parviens à repérer les œuvres de Dieu autour de moi ? Et qu’en est-il de notre génération où la compétition semble l’emporter sur le droit ? Isaïe m’invite à changer de regard.

Je relis quelques notes prises au cours d’une rencontre avec des parents. Beaucoup d’activités et d’agitation pour assurer à nos familles un maximum de bien-être… jusqu’au jour où la maladie vient perturber la belle mécanique à laquelle on était habitué. Colère, inquiétude, sentiment d’abandon accompagnent notre désarroi. Et paradoxalement, ce temps d’épreuve devient un chemin de paix. « Je me suis rendu compte de ce qui est essentiel ; mes enfants, mon mari m’ont entourée et motivée… Et je rends grâce au Seigneur. J’allume une petite bougie chaque soir et nous prions… » Le Seigneur vient et je me souviens de ce qu’il fait pour moi. Il m’appelle au dépouillement pour que je puisse recevoir la paix désirée.

Pourtant il est difficile à un croyant d’accueillir la paix sans prier. En effet, notre corps reçoit de multiples sensations par nos différents sens et même, dans certains cas, il lui arrive de sentir ce qui va se passer avant même que cela ait été dit ou réalisé. Toutes ces sensations nous font exister mais elles risquent de nous couper des autres et parfois du monde. Combien de fois ai-je entendu une personne en grande souffrance me dire : « Tu ne peux pas comprendre. »
Bien sûr il nous arrive aussi d’éprouver de la compassion pour les autres et de leur laisser une place. Et le fait de croire et de prier nous aide à nous décentrer et à prendre du recul par rapport à notre propre personne, à ce que nous vivons ou à l’actualité. Nous le constatons souvent dans l’Évangile, Jésus place au centre de sa mission les pauvres, les malades et les exclus. La prière nous fait partager la pensée de Dieu bien différente de la nôtre. Ce n’est plus moi qui parle et pense mais le Seigneur qui parle en moi. Et c’est encore plus vrai lorsque nous sommes deux ou trois à prier. Dieu parle en nous. Notre environnement est transformé par cette vision de Dieu et la paix peut y habiter. Nous voulons protéger ce que Dieu nous a donné. L’avenir du monde, de la terre, du vivant passe avant nos intérêts particuliers. L’Esprit Saint nous éclaire et nous fortifie.

Mais comment prier quotidiennement alors que nous ne vivons pas dans un monastère ? Les moines et les moniales sont sans cesse rappelés vers le Seigneur par leurs offices, leurs lectures et tous les petits signes de sa présence : croix, statues, icônes qu’ils fleurissent discrètement. Chacun, chacune devient signe de Dieu pour ses frères et sœurs, temple vivant où Dieu se laisse connaître. Comment prier quotidiennement quand on est prisonniers de multiples contraintes et occupations ? Peut-être pouvons-nous, pendant ce temps de l’Avent, modifier un peu le rythme de nos activités en faisant une pause entre chacune d’elles pour nous tourner vers Dieu ? Bien souvent, nous entreprenons une activité avant d’avoir fini la précédente et même parfois, nous en menons plusieurs en même temps… Prendre un temps pour se réjouir de l’amitié, d’un sourire échangé, d’un travail bien fait… Merci Seigneur. Un ami menuisier avec qui nous avions posé plusieurs fenêtres dans une vieille maison de campagne, m’a demandé de l’accompagner à l’extérieur, tout simplement pour regarder ce qu’il venait de réaliser et se réjouir de ce qui avait jailli de ses mains. Quelle sagesse ! Un instant de prière pour repérer ce qui vient du cœur de l’homme et de Dieu !

Que notre prière du soir soit celle du vieux sage. Chaque fois qu’il louait Dieu dans sa journée, il ramassait un petit caillou. Et le soir, il les comptait et les déposait devant l’Évangile. Il se souvenait de tous les visages rencontrés, les paroles partagées, de tout ce qu’il avait vu de beau. Il rassemblait tous ces moments. Ces petits cailloux dessinaient alors un chemin de paix dont il était l’heureux témoin. Le prophète Isaïe nous ouvre ce chemin sur lequel nous voulons mettre nos pas.

Paul Villermoz, Pax Christi Lyon

Célébrant : En ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans un temps de veille et d’attente. Comme le psalmiste, nous prions : « Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! » Confions à Dieu les intentions de notre monde et de notre vie quotidienne.

Prions pour le Pape, les évêques, les prêtres, les diacres et tous les missionnaires : que leur vie de prière quotidienne soit pour le monde un témoignage de la présence de Dieu. Que l’Esprit éveille de nombreuses vocations et garde les chrétiens dans l’unité, tandis que nous attendons ensemble la venue de notre Seigneur Jésus.

Prions pour les responsables des nations : qu’ils ne s’en remettent pas seulement à leurs propres forces, mais qu’ils prennent le temps, chaque jour, pour prendre conseil de celui qui est plus grand qu’eux et que Dieu leur inspire de travailler à la paix et à la justice. Que les peuples qui souffrent trouvent des frères et des sœurs qui prient et agissent pour eux.

Prions pour tous ceux dont la prière se fait parfois difficile : les malades, les personnes seules ou endeuillées, les pauvres, les prisonniers, celles et ceux qui cherchent un travail. Comme le psalmiste qui crie vers Dieu dans la nuit, qu’ils osent lui dire leur détresse ; et que notre prière, jointe à la leur, leur fasse resplendir pour eux le visage du Seigneur.

Prions pour notre paroisse et notre quartier : que l’Avent soit pour chacun un temps pour réapprendre à prier au cœur du quotidien, le matin, le soir, dans les transports, le travail, la famille. Que chacun trouve dans notre communauté des compagnons de veille et de prière.

Célébrant : Dieu fidèle, toi qui nous appelles à veiller parce que nous ne connaissons pas le jour ni l’heure, garde-nous éveillés dans la prière de chaque jour ; et lorsque viendra ton Fils, qu’il nous trouve prêts à l’accueillir. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Le geste de paix de la semaine : Aller à la source

Comme le cerf cherche les eaux vives, l’âme assoiffée se tourne vers Dieu. Prier, ce n’est pas d’abord parler, ni même demander : c’est revenir. Revenir à Celui qui nous a aimés avant que nous ayons un nom, avant que notre cœur ne bâtte.
Toute vie chrétienne a une source, et cette source ne tarit jamais. Les occupations, les soucis, les fatigues peuvent nous en éloignent — mais l’eau est toujours là, fraîche et gratuite. La prière est ce chemin du retour : quitter la surface agitée de nos jours pour aller vers le silence où Dieu nous attend. Comme le conseillait le Frère Laurent de la Résurrection, vous pouvez transformer les petites tâches du quotidien (travailler, marcher, cuisiner) en courts tête-à-tête avec Dieu par une simple pensée du cœur ou une courte phrase répétée.

Prière pour notre semaine : Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur

Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, laisse-moi Te rejoindre dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, je T’adore, mon Dieu, dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, loué sois-Tu, Seigneur, dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, je m’offre à Ton amour dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, que surgisse Ta joie dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, garde-moi de tout mal dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, fais-moi vivre de Toi dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, je veux ce que Tu veux dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, ouvre-moi sur le monde dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, glorifie Ton saint Nom dans le fond de mon cœur.
Ô Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur, abîme de lumière dans le fond de mon cœur.

Père Henri Caffarel

Un jeu à faire en famille

La paix en acte: choisir un lieu de paix et aller y prier

Ce peut être une église, une chapelle, un parc, un square ou simplement un petit coin de mon habitation que je décide d’aménager si je ne l’ai déjà fait, comme un petit oratoire.

Je décide de faire un petit détour quotidien pour m’y arrêter quelque instants. Si je suis chez moi, je me lève de temps en temps pour visiter mon oratoire.

Pax Christi France - Bâtir la paix